Exposition « Un bâtiment, combien de vies ? » jusqu’au 28 septembre 2015 à la Cité Chaillot


b959409f54c6d223203c7d15b080d88c« Un bâtiment, combien de vies ? La transformation comme acte de création » est l’exposition proposée du mercredi 17 décembre 2014 au lundi 28 septembre 2015 par la Cité de l’Architecture et du Patrimoine.

L’exposition fait le point sur la question de la réutilisation des bâtiments, leur renaissance, leur recyclage pour stimuler de nouveaux usages. L’idée est ainsi de centrer le débat sur la métamorphose du patrimoine moderne (de la mi-XIXe à la fin du XXe siècle), et notamment celui des Trente Glorieuses (le moins considéré et pourtant le plus en danger).

Longtemps, ce type d’opération de  rénovation a été considéré comme relevant de la technique et d’une simple mise aux normes ou en conformité ; l’enjeu est ici de démontrer qu’il s’agit d’un acte de création à part entière (à travers huit thèmes et 72 projets et réalisations en France et en Europe). Chaque thème est traité à travers trois projets, le plus souvent deux en France et un à l’étranger – L’exposition se déroule donc en trois phases :

  • Phase 1 : 17 décembre 2014 – 2 mars 2015
  • Phase 2 : 11 mars – 25 mai 2015
  • Phase 3 : 3 juin – 28 septembre 2015

Six entretiens avec des architectes, qui ont  opéré plusieurs transformations, nourrissent des approches diversifiées.

Depuis 2000, après des décennies de « rénovation-bulldozer », architectes, élus et aménageurs penchent heureusement de plus en plus pour la transformation et la réaffectation du bâti industriel, même assez banal, pour peu qu’il tienne debout. Avec une centaine d’exemple de réhabilitations heureuses menées en France, en Europe, et sous d’autres latitudes, cette exposition démontre, photos et maquettes à l’appui, toute la pertinence de ce type de démarche. Garder la trace de l’usine et de l’entrepôt du coin de la rue, c’est d’abord ne pas renier leur histoire, ni oublier ceux qui y ont travaillé. Rénover plutôt que démolir, c’est aussi éviter un gâchis de matériaux et des centaines de camions de gravats. Surtout, travailler ainsi sur l’existant oblige les architectes à dépasser leur égo pour se glisser dans ces vieux murs à la recherche du génie des lieux. Une excellente école d’imagination et d’humilité.

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